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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 13:58

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Ma source, je te cherche.

Je mendie l’infini de ton regard.

Je m’étends sur tout ce que ton désir a laissé éclore devant moi.

 

Mes saisons s’écoulent, mais en toi, le temps se dissout.

Je n’ai qu’un moment pour embrasser ton éternité,

Je n’ai que ma petitesse pour quêter ta puissance,

Mon infime pour admirer ton tout,

Mon imparfait pour désirer ta perfection.

Je n’ai qu’un souffle pour respirer le tien,

Et ma soif pour apprendre l’Amour.

 

Pourquoi tout s’anime, tout jaillit ?

Pourquoi je ne vois pas le jardinier de ces jours ?

Où es-tu ? Caché ? Et pourtant si présent.

Oui, parfois je doute, et pourtant, je sais que tu es.

 

Je ne suis que l’ombre qui te poursuit,

Pensée de ces délicatesses qui paraissent en silence,

Origine, de toutes ces existences.

Principe de cette partition ordonnée,

qui joue sa joie d’être, tout suit son cours .

 

Un cheval court dans la brume, un enfant sourit.

La manne pousse sur la terre comme la rosée se répand.

Les oiseaux chantent et planent au-dessus des eaux

Les nuages passent, pleuvent, puis revient le soleil.

Les papillons sortent de leur drap de soie, et valsent enfin, ensemble.

 

Alors qu’importe, la distance, la durée, et même la finitude.

Les étoiles luisent dans le firmament en fruits de lumière,

Elles subsistent pour rappeler l’immensité, qu’ici, tout uni,

Et demain, quand s’évaporeront nos corps,

Il ne demeurera de nous, que Dieu.

 

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Published by Aurore Poret - dans POESIE
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