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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 12:51

 

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Où es-tu ?

Je crie, je tends les bras. Ils ne trouvent que le vide.

Je ne te vois pas. L’air m’asphyxie et je suffoque.

 

Où es-tu ?

Je cherche ton visage

et je ne vois pas même ton ombre

 

Où es-tu ?

Mon corps nu est perdu dans cet espace infini.

Je suis libre et malheureux.

 

Où es-tu ?

J’hurle dans l’immensité où je suis et toi, où es-tu ?

Ma douleur inaudible coule encore dans le silence.

Mon souffle m’étouffe.

Suis-je condamné à vivre séparé de toi ?

 

Alors la vie n’est qu’une lente mort,

Par cette naissance à la conscience de ce que je suis,

cette naissance à l’esprit, à ce manque, à ce cri :où es-tu ?

 

Je ne veux pas rester ici.

On va me jeter dans le berceau d'une tombe, m'arracher de mon époux.

Ici, tout ce qui est beau se fane.

 

Quel est cet éveil à l’absurde des vanités qui m’entourent,

qui ouvre mes yeux au monde, à l’existence,

Si loin et proche de sa source, si inconnue et intime ?

 

J’ai soif ! Crie le nouveau-né abandonné par son père.

Où es-tu origine de l’origine, sans toi je me perds.

Abandonné, il s’épuise à la chercher

Il l’appelle : où es-tu ?

 

J’ai soif, j’ai faim, faim de toi, de ta vie.

Ma vie est dans ta vie, sans toi je n’existe pas.

Ma chair n’est qu’une plaie vive, j’ai mal, j’ai froid.

À ma droite la solitude, à ma gauche la ténèbre.

 

Dans cette douloureuse passion, je m'abandonne à toi,

En bienheureuse martyre d'un cœur pur et transpercé.

 

Alors, quand un voile éteint la lumière de mes yeux, avant de revenir à Dieu,

Mon dernier regard se pose sur l'agneau blanc déchiré de pourpre,

entre les bras de la rose immaculée, né de son sein, où encore il repose.

 

Mystère de mon âme où je m'abîme, j'expire.

« Je meurs d’amour.»

 

 

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Published by Aurore Poret - dans POESIE
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