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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:20

Ô sentiments silencieux et profonds que la raison fait taire. Vous demeurez cachés dans la mémoire du cœur. Alors des étoiles de terre s'échouent dans des vagues de feu brûlantes et intérieures.

 

Sous un tapis blanc de flocons froids, des pas craquent, groggy. La turpitude des heures gémit. Des larmes d’albâtre suppurent en secret, contre les murs des villes ou des colonnes d’arbres. Ces pleurs purs et légers sont comme ces fins et duveteux plumetis immaculés qui s'étendent en manteau, de pierres en cime, et caressent une parcelle de matière, recouvrant le chant muet d’histoires de vies, ensevelies sous des lits de marbre. Ces corps sous terre reposent en paix, sans tracas ni combat, sans désir ou manque d'une main amie et aimée. Ici, il n'y a plus d'attente.

 

L'homme sait qu'il meurt et qu'il est fait pour la vie. De ce drame nait bien des leurres, erreurs, passions et douleurs. Mais il n'est vrai que ce que l'on choisit, et l'espoir… tant qu'il y a la vie. Au chant silencieux de l'âme en peine qui contemple l'immensité aveugle de la nuit, un frisson s'envole vers le ciel endormi, et la complainte du solitaire.

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Published by Le blog Aurore de l'art d'Aurore Poret - dans POESIE
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