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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 22:49

 

ps


Souffe léger du soir dont le bleu devient gris,

Où est le goût, l'espoir? Tout est fade sans lui.

Sel de ma terre, sans toi, s'éteint le feu de vie,

L'esprit avait pris chair et les jours étaient bénis.

 

Âme où sont ta source et l'ami qui t'y faisait reposer?

Errante sans sommeil, où est ce miroir où tu t'es abîmée?

Le reflet du ciel avait un visage et le bonheur t'habitait,

mais il s'est enfuit, laissant au passage, une terre ravagée.

 

Où est l'époux qui bat en ton cœur, Celui dont tu es la fidèle demeure?

L'horizon se perd sans son regard. Où vas-tu? Qui es-tu?

 As-tu même perdu ton nom et le sens de ta route,

Terre féconde, devenue stérile, où tout n’est que folie ?

 

Mort où est ta victoire?

Je ne vois ni moisson, ni gloire.

Il est plus difficile de faire exister et vivre,

Que de tourmenter et d’anéantir.

 

Alors laisse-moi errer dans le chemin des ombres,

N’ajoute pas de troubles à mon deuil,

Et j’attendrais la voie du prince de la lumière,

qui annoncera enfin le jour renaissant.

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 21:54

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 19:03

 

rosespourpres.jpg

 

Le velours pourpre des roses sanguines

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:25

 

Il y a le temps des roses, fraîches et pâles, à peine écloses, que chaque pétale dessine.

 Sous le voile doré de l'aube, se posent les perles de la rosée divine,

des flammes du ciel qui s'y déposent, et luisent sur leur chair si fine.

 

L'eau ruisselle encore sur l'opale de leurs lèvres mi-closes, aux heures où le soleil s'incline,

Et le volcan qui y repose, bat comme l'aurore puis décline.

La liqueur de leur parfum enivrant, épuiséé, s'écoule alors lentement

vers la source de cette essence qui brûlait, cachée, sous leurs sens.

 

Derrière la douceur de leur beauté, et le charme de leur pureté,

il ne reste alors de l'écorce vide, rien qui fascine,

Seulement, de l'apparence, que la douleur de leurs épines.

 

Alors le cœur du silence, révèlera la présence de l’amant fidèle,

trop longtemps caché, qui ressuscitera la vie de ces belles endormies.

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:24

 

Terre, ô ma terre, laisse-moi caresser les contours de ta peau, cette terre, oui, ma terre, que tant de passions, des meilleures aux pires, ont traversée. Courtisée de tous temps, elles t’ont façonnée et sculpté, comme autant de tempêtes et de ras-de-marées.

Tant d’hommes se sont pressés, de haine et de désir, pour, de gré ou de force, arriver à te séduire ! En conquérant victorieux, l’homme qui t’a habitée, a cultivé les dons de ton agréable demeure. Il t’a offert son temps, ses forces et un nom, jusqu’à verser en tes sillons, de son sang et de sa vie.

Terre, si semblable à la femme, forte et fragile, l’homme, qui t’a connue, t’a rendue féconde, et il a su puiser de tes merveilles, avant de s’évanouir en toi. Son passage marque, tout ton corps, de plaies et de joyaux. Ta forme, généreuse, garde en mémoire, le tracé du mystère de l’homme, qui s’y est enfoui, et le souvenir de ses mains.

Des champs et des vignes, des lacs et des prés, des bois, des montagnes et des forêts, où l’or de ta paille palpitant, tes dentelles de verdure rafraichissantes, le bleu de tes miroirs luisants et la palette de ton ciel changeant, ne sont qu’une esquisse de ton inépuisable visage.

Ta chevelure océane, ourlée d’écume, sur une chair salée de sable, dit quelque chose de ton indomptable et sauvage volupté. Au pied de tes charmes s’étendent aussi un drap de mer chaud, le chant des cigales et un baume de lavande. En ton ventre, tes lits de blés nouveaux ne disent pas l’âge de ton éternelle jeunesse, ranimée par le mouvement de ceux qui s’épuisent, pour se nourrir de toi.

Entre tes racines et ton ciel, tes parures délicieuses, coiffées de fleurs odorantes, sont  parsemées du lait onctueux des pâturages, de la laine des moutons, d’un berceau de fruits et de miel, et sous le sein de tes collines, danse l’écrin des sources, fondu et caché par la cime de tes sapins, qui se perd encore sur la toile duveteuse de nuages en coton.  

Quand ce n’est pas ta nature, qui déploie ses feux, et dont les richesses flamboyant, c’est le trésor de tes cités, précieuses et convoitées, qui, majestueuses, redisent la beauté de tes pierres et le bouillonnement de ta vie.

A travers tes villes et tes villages, ils te pensent, t’habillent, te modèlent et te rêvent. Objet de tant d’affection dont tout frémit du bonheur d’être aimé, laisse l’homme te saisir comme il veut, te sentir et s’émerveiller du nectar de tes paysages qui défilent jusqu’aux yeux de ceux qui te contemplent et savent, au-delà de tes blessures, la profondeur de ta beauté.

 

Il est de tes falaises qui donnent le vertige et le parfum de tes aventures. Mais, au loin, il est le calme de ta campagne, où la douceur de tes jours s’imprègne de ta pureté, dont la grandeur est dite, encore, à travers le sourire de tes enfants les plus vieux. Terre, ô ma terre, petit brin dans le bouquet du monde, minuscule facette de l’étoile bleue d’une galaxie,  grain infime dans l’univers, mais parcelle préférée, parmi toutes, chérie, doux pays, et bien-aimée !

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:01

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 19:41

 

La femme est ce nymphée, ce port, ce refuge,

pour l’homme au cœur pur qui s’attache au sien.

En cette terre coulent la chaleur d’un feu, la fraicheur d’une source,

la grâce fragile et l’apaisante harmonie, comme la douceur et le rayon du jour.

 

Horizon d’espérance, demeure de la foi, oasis du retour et foyer ardent,

le rose teinte ses joues et les lignes de ses lèvres se courbent à la vue de l’aimé.

 

Le voici, celui qu’elle a tant attendu et désiré,

lui, qui lui avait été réservé, choisi, depuis toute éternité,

son unique, qui lui a été donné, et auquel elle s’est donnée,

promise, pour toujours

 

De l’aube aux heures les plus nocturnes,

elle est pour lui cette fidèle amie,

dont le silence souligne l'intérieure beauté,

celle sur laquelle le temps n’a pas d’emprise.

 

Il est ce sentiment, qui parle au-delà des mots,

dans la communion de ces deux regards unis, profonds et intimes.

 

Et, quand d'autres se tuent d'illusions,

d'amers plaisirs ou de vaines privations,

elle, saisit le soleil au réveil de la nuit fauve,

dans les gorges fécondes aux gouffres engloutis,

sous le drap soyeux de la brume évanouie.

 

Cette vigne est généreuse, enivrante et savoureuse,

son parfum délicat et son goût délicieux,

Elle est vivante et victorieuse, son ventre est arrondi,

ce berceau précieux, mystérieux de la vie,

 

Et, sous son poult bât cette sève pourpre,

dont le souffle soulève la chair de sa poitrine, 

qui couvre le nectar du trésor assoupi,

le fruit de l’amour, l’enfant qui se tisse.

 

Elle, sa femme, est son temple,

animée de joie par la présence de l'époux, eux, comblés,

car il n’est pas d’autre bonheur que de s’aimer.


vigne

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 09:47

au-dessusducielap.jpg

La grâce de Dieu

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 09:36

ecrinvegetal

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 15:43

 

 

Un à un, les pétales tombent, et le lys froissé a succombé au vent,

aux pièges et aux loups, seul, sans gardien, en détournant sa main,

il l'a laissé périr ce bien qui lui avait été confié, piétiné, ce sceptre végétal s'est éteint.

Nature, magicienne de couleurs, ruisselante de rêves et de parfums,

inépuisable créatrice, immaculée martyre de la folle raison humaine, prisonnière aliénée.

Qu'est-ce que l'homme, cet infime, qui t'a tant abîmée?

Comme celui de son amie la femme, il trancha ton cœur,

transformant ton sang limpide, azur et précieux,

en une encre noire, amère et venimeuse.

Mais la sève de ta vie dans ton âme sans tâche, coule encore originelle, prête à se donner.

Nature bien-aimée, tant de fois salie, ta pureté demeure au-delà de tes blessures,

et ta force domine l'homme qui passe et s'anéantie.

Nature qui berce ton amoureux ennemi, au creux de tes marées,

sous l'oeil langoureux de la lune, étincelante de son époux caché.

Nature, renaissante assoupie, belle éternelle, par nos sources mêlées,

je veux reposer dans l'écrin des bras de tes eaux, de tes terres, de feu, de neige et de verdure,

ces passionnés, vivants et apaisants refuges de l'amour fidèle et nouveau.

 

2013-6995.JPG

Illustration: Watching for the father's return

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