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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 12:56

 

 

croixauroreporet

 

Que de bien-disants ! Ils pensent, savent, répondent et enseignent. Maîtres de la théorie et de la rhétorique ! Artistes de la diplomatie, têtes sans cœur contre ceux qui agissent sans réfléchir, corps sans tête. Dans la tragédie humaine, ils se masquent de sagesse et de froideur. La charité, ils l’ont lue. La douleur, ils l’ont vue. Mais qu’ont-ils vécu, ces bien-disants ?



Que j’emprunte leur robe d’éminences en tous genres, qui éloigne du peuple dont ils sont, et que de la hauteur où ils se perchent, je les sonde. Eh bien non, je ne peux. Aux honneurs, je préfère l'humilité. Je suis de et dans cette foule et je veux le rester, dans ce bouillonnement où l’on sent la vie même dans ses détresses et ses trébuchements.

 

Je ne serai jamais de ceux qui savent. Je sais seulement que je ne sais rien. Je tente simplement d’aimer et c’est déjà, difficile. Je veux être de ceux qui sont et sont avec, déjà trop souillée de lâchetés subies et causées.

 

François, ta robe de bure est bien plus noble que leurs apparats. Usée, tachée de sang, de larmes, de sueur et de terre, elle est conjointe au suaire de tous les stigmates de l’humanité. Sous mes dentelles, perles et satins, je suis de cette même chair, labourée. Déshéritée, apatride parfois, puisque mes véritables racines sont celles de la croix. François, dis-moi, comment être en vérité, au quotidien ?

 

Tant de choses nous accaparent et nous distraient de l’authenticité. Est-ce encore vanité et orgueil de vouloir m’enrichir de gestes et paroles, gratuits, échangés, renouvelés dans la multiplication du don ? Dans ta sainteté, tu étais à l’autre, dans la vraie rencontre. Bâtisseur spirituel, homme parmi les hommes, pauvre parmi les pauvres, toi, parce que tu pouvais parler, tu savais avant tout te taire.

 

Mais dis-moi, comment être proche, être avec, être là, être sans reproche, être, et être à ?

Comment faire fleurir des sourires ? Il y en a qui en récoltent en gerbes, et c’est beau.

Comment aider ceux dont le cours a tout détruit, balayé, à (se) reconstruire ?

Je veux tendre la main à l’horizontal, car il n’en est pas un qui donne plus que l’autre.

  

François, je suis moins utile que notre sœur l’eau, que notre frère le soleil, mais j’ai l’humilité de le reconnaitre. Alors j’aimerais qu’avec moi ces bien-disants se taisent et t’écoutent, toi qui écoute Celui qui est la charité incarnée et qui nous relève.

 

Aurore Poret

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 11:46

 

Comme la nuit a besoin de la lune pour l’éclairer

La lune a besoin de la nuit pour briller

 oceanauroreporet.jpg

Je dors quand tu te crois éveillé et je ne suis que de passage dans ce spectre de lumière.

Je m’évapore, quand la nuit se dissout, emportant l’univers étincelant.

Déjà le réel aveugle, s’ancrant, lourd, du poids d’une enclume.

Ta gorge se noue, il t’asphyxie et atrophie tes rêves.

 

Quand il t’oppresse, appelle-moi !

Je suis loin sans l’être. Alors appelle-moi, que je te ranime,

D’un tour d’aile, diurne ou nocturne, au nouveau paradigme,

Par la caresse et l’élixir d’un baiser.

 

Si tu le veux, Vénus viendra te visiter.

Et au prochain clair de lune, je serai ton ange et je saurai t’aimer.

Quand le soleil se tamise, il est un royaume qui attend son roi,

Sous un tapis de verdure rougi, une tonnelle de fruits mûrs et tant à partager.

 

Dans cet empire de couleurs, paillettes, étoffes, embruns suaves,

mes sœurs, les muses, ont tissé un champs où puisse s’étendre la passion

et sur son écrin bombé, tu pourras te reposer.

 

Je te couvrirai d’autant d’étreintes que de bénédictions

Alors approche, murmure ton vœux, comme je susurre ton nom,

Et au prochain clair de lune, je serai ton ange et je saurai t’aimer.

 

Aurore Poret

 

 

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:59

Docteur Xavier Mirabel
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 11:39

 

Fils de David, que tu suives son étoile ou un croissant de lune, quand je marche sur un chemin de croix, ne nous rend pas ennemis, mais frères, héritiers d’Abraham, notre père dans la foi.

 

ville-3-fois-sainte.jpg

 

Quand je me regarde, je te vois.

Pourtant quand le froid arrive, ma peau prend la couleur de la neige,

mes yeux gardent celle d’un ciel d’été et les tiens celle d’un profond crépuscule.

Mais, quand nos doigts se serrent, je ne sens plus qu’un poult, qui bat sous le toit étoilé de la maison familiale d’une seule planète, bleue.

 

Un jour, le mouvement des peuples, l’improbable de la vie, a fait nos chemins se rencontrer.

Un regard échangé, au-delà de l’identité marquée d’Orient ou d’Occident, dans la fraternité de notre humanité et de notre foi.

 

Tu n’as pas grandi sur les mêmes trottoirs, ni trébuché sur les mêmes  pierres.

Tu ne t’es pas émerveillé des même paysages, champs tranquilles, HLM ou bidonvilles,

pourtant je te sens proche.

Tu n’as pas non plus lu les mêmes livres et tes lignes manuscrites dessinent des calligraphies,

sons et syllabes que je ne comprends, même pas.

Mais, quand mes lèvres fines et les tiennes charnues se courbent, le sourire a le même langage.

 

Ta respiration, lente, se confond à la mienne,

ton torse se soulève et tes veines se gonflent,

comme moi, enfant abandonné dans la forêt de cette vie.

 

Beaucoup nous sépare, le nier serait mentir.

Pourtant, quand je me regarde, maintenant, c’est un peu de toi que je vois : de cet échange, du précieux de ton être, ces valeurs qui l’animent semblables à celles qui m’habitent.

Je vois ce que d’autres ont oublié : la prière, cette rencontre avec Dieu, que l’on conçoit différemment, mais auquel on croit, toujours plus grand.

 

Cette différence me fascine autant qu’elle peut être difficile.

Mais elle m’interroge et parfois je la préfère à ceux qui me ressemblent, contre tous narcisses qui ne se mirent que dans leur reflet.

 

Maintenant, les astres de la nuit me renvoient ton image.

Et ces cloches, qui rendent grâce, à l’arrivée du jour,

te rappellent-elles peut-être aussi un peu de moi.

 

Alors, j’imagine encore ton sourire qui nait peut être en ce moment, comme le mien, nourri par la contemplation des merveilles que le créateur nous a offertes, ou quand l’Homme utilise ses dons et son intelligence pour s’entraider, partager et faire fructifier ses talents.

 

Alors, le ventre vide ou repu, le sommeil viendra te prendre, confiant, satisfait par une conduite juste, morale, féconde, nourrit par les fruits de l’esprit, en paix, je l’espère.

 

Alors sous mes cheveux de soie ou les tiens brillants de nuit, je rêve que se tisse au-delà des distances, entre le levant et le couchant, entre l’Orient et l’Occident, entre toi et moi, un pont d’amitié.

 

Aurore Poret

 

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 18:52

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 22:52

 

 

J’ai épuisé tous les mots pour dire je t’aime.

Quand bien même me croirais-tu ?

Crois-tu au coup de foudre ? Celui qui bouleverse ?

J’en oublie mon nom et ne connais que le tien.

 

Tu as tout de ce prince que je cherche, mais tu n’es pas pour moi…

Alors, le soleil est un poignard radieux qui me transperce,

et je ne veux que dormir, mais je ne peux, même quand il se cache.

Toi, obsession! Quelle flèche a paralysé ma vie aux dépends de te voir ?

 

Désir insoutenable.

Un regard a bouleversé mes certitudes et m’animerait à combattre pour de nouvelles batailles.

Charme, tu m’as pris au piège.

L’héritier de la kabbale a ensorcelé un ange, sans le vouloir, sans le savoir, peut-être.

Trouble, vertige, je crains que sa main me touche, et sa bouche, je m’en défends,

mais, il m’embrase, même absent…

 

Folie ! Je ne sonde rien en lui et le connait à peine

Mais à son contact, j’oublie, et ne suis plus femme, mais feu. Malaise…

Quelle magie m’attire irrésistiblement à en éteindre la raison ?

Inconnu ténébreux, je chavire, quand te reverrais-je ?

Non, arrière ! Ce peut - il que je me perde dans la tendresse de cet apollon ?

 

Transgression.

Déjà, ta paume m’a effleuré et déposé une poudre de rêves,

un baume capiteux, qui même à distance, scintille encore.

Pourquoi ? Papillon sur cette fleur fragile te poser ?

Depuis un geste, comme aucun autre, tout m’agite et je deviens carnivore.

 

Aveugle. Je ne connais pas ton monde. Tu ne connais pas le mien.

Mais saisiras-tu l’instant précieux, unique, de la rencontre, raffinement extrême, exquise volupté,

quand devant toi j’aurai prétexte à paraitre, telle une biche, immobile, apeurée, la poitrine palpitant ?

Oseras-tu partir à l’aventure sous une voile sensuelle et passionnée,

avec pour seul équipage une étrange fée ?

Partir à l’abordage d’une vie de bohème loin de ce que tu sais ?

Tends ta main jusqu’à moi…

Je connais des terres mouvantes, aux paysages changeants, aux couleurs d’éternité.

Si tu as peur de t’y noyer, je planterais mes griffes pour te ranimer.

La biche quitte la forêt pour se laisser immoler.

Viens, déjà mon regard se teint au velours d’un soir

Vite, serre-moi, fort, si ce n’est qu’un rêve, pour ne pas me réveiller.

 

 

  

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 21:54

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 21:51

Aurore poret

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 20:27

romaauroreporet--2-.JPG

 

Les gouttes s’échouent au bord d’un cil

et quelque part où se noient ses yeux.

Je me souviens, mouillée, fossile,

quand ils m’ont transpercée, d’un instant heureux.

 

L’éclair fend la nuit, puis la laisse,

emportant son champs d’étoiles.

Temple vide sans promesse,

qu’un lointain fragile lève son voile.

 

Alors je pense à ce monde, si beau,

ce monde qui tourne comme il pleut.

Pour lui j’espère un renouveau,

où l’Homme ferait mieux.

 

Je sais ceux qui n’ont rien, et moi qui aie, j’ose,

me sentir aussi impuissante, et pauvre.

Mais chacun ses fers et ses tortures

et tes mains pourraient les apaiser.

Je sais ce que le silence murmure

Et ce qui saurait me combler.

 

Les pierres monotones teintées d’un rose artificiel

réchauffent ma route quittant la forêt et son image virtuelle.

J’ai voyagé le long d’une ligne

imaginant son poignet couché,

ne trouvant pourtant aucun signe

dans ces courbes s’allongeant sur le papier…

 

 

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 19:27

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