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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 19:57

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Published by Aurore Poret - dans PEINTURE
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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 12:51

 

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Où es-tu ?

Je crie, je tends les bras. Ils ne trouvent que le vide.

Je ne te vois pas. L’air m’asphyxie et je suffoque.

 

Où es-tu ?

Je cherche ton visage

et je ne vois pas même ton ombre

 

Où es-tu ?

Mon corps nu est perdu dans cet espace infini.

Je suis libre et malheureux.

 

Où es-tu ?

J’hurle dans l’immensité où je suis et toi, où es-tu ?

Ma douleur inaudible coule encore dans le silence.

Mon souffle m’étouffe.

Suis-je condamné à vivre séparé de toi ?

 

Alors la vie n’est qu’une lente mort,

Par cette naissance à la conscience de ce que je suis,

cette naissance à l’esprit, à ce manque, à ce cri :où es-tu ?

 

Je ne veux pas rester ici.

On va me jeter dans le berceau d'une tombe, m'arracher de mon époux.

Ici, tout ce qui est beau se fane.

 

Quel est cet éveil à l’absurde des vanités qui m’entourent,

qui ouvre mes yeux au monde, à l’existence,

Si loin et proche de sa source, si inconnue et intime ?

 

J’ai soif ! Crie le nouveau-né abandonné par son père.

Où es-tu origine de l’origine, sans toi je me perds.

Abandonné, il s’épuise à la chercher

Il l’appelle : où es-tu ?

 

J’ai soif, j’ai faim, faim de toi, de ta vie.

Ma vie est dans ta vie, sans toi je n’existe pas.

Ma chair n’est qu’une plaie vive, j’ai mal, j’ai froid.

À ma droite la solitude, à ma gauche la ténèbre.

 

Dans cette douloureuse passion, je m'abandonne à toi,

En bienheureuse martyre d'un cœur pur et transpercé.

 

Alors, quand un voile éteint la lumière de mes yeux, avant de revenir à Dieu,

Mon dernier regard se pose sur l'agneau blanc déchiré de pourpre,

entre les bras de la rose immaculée, né de son sein, où encore il repose.

 

Mystère de mon âme où je m'abîme, j'expire.

« Je meurs d’amour.»

 

 

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Published by Aurore Poret - dans POESIE
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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 12:44

 

Ferme les yeux, et regarde le chemin qui est en toi.

La vie est un voyage intérieur et extérieur qui avance ensemble,

en égrainant des pardons, dont la grâce fait s’éveiller en profondeur.

La vie est ce mouvement vers le vide ou le sens,

selon la lumière et la nuit qui nous habitent,

pour rencontrer enfin, à la fin, l'Origine.

 

 

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Published by Aurore Poret - dans POESIE
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 15:34

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Published by Aurore Poret - dans ARTS PLASTIQUES
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 10:41

 

Un aviateur était passé sur ma planète. Il m'avait demandé si j'avais vu une rose. Je ne savais pas ce que c’était. Il n'y en avait pas dans mon désert. Alors, je me demandais à quoi ça servait. S'il la cherchait, ça devait être utile, peut-être pour voler. Ça ne devait pas avoir d'importance pour le petit prince, car il l'avait laissée, pourtant, elle lui appartenait. Je décidais de le chercher pour qu'il me guide à elle. Il devait savoir encore où elle était. Je voulais voir à quoi ça ressemblait, une rose.

 

Après avoir longtemps marché, je ne voyais toujours rien. Je ne trouvais pas le petit prince. Tout était vide. Soudain un serpent apparut :

« - Que cherches-tu ? »

« -Je cherche le petit prince. »

« -Il y a mieux à faire. Il n'y a plus de petit prince.Tu es grande, tu devrais savoir. Je l'ai piqué. Il n'a plus de corps. Il est mort. Ca ne sert à rien de le chercher. Il n’existe plus... »

 

Je savais qu'il me trompait. « - Tu mens. Le petit prince est vivant. La mort n'est qu'un mirage, un effet de lumière. Tu fermes ton cœur pour ne pas voir que ce n’est qu’un passage et tu préfères regarder le cocon vide. Tu sais que le corps n'est qu'une écorce. C'est ce qu'il y a sous l'écorce que je cherche, ce qui l'a animé et qui va ailleurs, et toi, ce qui te rend ton venin et t'anéantit. »

 

Alors le serpent agacé me dit « Tu as des yeux d'enfant mais… »

« Vas-t-en ! Je ne veux pas parler avec toi. Tu nous tracasses tout le temps et tu déformes tout. Tu vas me rendre si triste, que je vais retourner m’enfermer sur ma planète, en croyant qu’il n’y en a pas d’autres et que les roses n’existent pas. Rien n'est droit avec toi, de ta langue fourchue à ton corps qui ondule. Rien n'est clair dans le verbe que tu tords. »

 

Mais pendant que je finissais de parler, le croyant parti, je réalisais qu’il essayait de s'enrouler et de me mordre au talon. « Vas-t-en, te dis-je ! Ce n'est pas toi que je cherche. Toi, tu ne me rends pas heureuse parce que tu ne dis pas la vérité. » Alors il disparut.

 

Je continuais la route. La chaleur m'épuisait. J'avais soif et il n'y avait pas de source, aucun oasis pour se rafraichir, comme si cette planète n'avait pas d'eau, pas de vie, pas d'âme.

Dans mon désert,  il y avait de l'ombre. Ici, il n'y en avait même pas, pas un ricin, pas un brin d'olivier. J'envisageais de repartir, mais je ne pouvais pas. Peu à peu, le sable m'enlisait. Je me sentais lourde, je transpirais et j'étouffais. Je compris qu'il m'avait mordue.

 

Il y eu un voile noir après toute cette lumière. Soudain, je vis un champ de blé, à côté, un renard le contemplait

« -Bonjour ! » Dis-je au renard

« - Bonjour. » Me répondit-il assez sauvagement

« - As-tu vu le petit prince ? »

« - Oui, je l'ai rencontré. Il m'a apprivoisé. Il est toujours présent par les liens qu'il tissés. Tu sais, les liens, ça résiste au temps et aux illusions. Je sais qu'il est aussi quelque part. »

Mais je commençais à en douter:

« - Comment sais-tu qu'il existe encore si tu ne le vois pas? »

« - Je ne sais pas où il est en dehors de ce qui me le rappelle, mais je sais qu'il existe - L'essentiel est invisible aux yeux- Il a peut être retrouvé la rose qui l'avait apprivoisé. Il en est responsable. »

 

Je répondis avec des sanglots dans la gorge.

« -Mais il l'a quittée. En partant loin d'elle, il s'est fait mal. Il a rencontré un serpent qui l'a piqué. Après, il a disparu sous le sable. »

Je commençais à comprendre que tout ça n'était pas utile, mais que ça avait de l'importance, et que les histoires des grandes personnes, elles, n'en avaient pas.

 

Je partis en pleurant, en me disant que le serpent avait peut-être raison. Le petit prince était mort et la rose avait été dévorée par le mouton, parce qu'elle ne voulait plus se protéger des bêtes si le petit prince ne revenait plus la voir et il n’était pas revenu. Il n'y avait plus de sens. Plus rien à chercher. Cette planète était absurde. Je décidais alors de la quitter. J'ouvris les yeux, j'étais immobile sous le sable.

 

Mais soudain, je m'éveillais à nouveau. Je sentis un champ de roses. Je n'en avais jamais vu avant. Je compris que s'en était, à cause de leur parfum. Ici, le mouton ne les avait pas mangées. Puis, un peu plus loin, j'entendis une petite toux, légère et gaie. Je vis une rose, semblables à toutes les autres, peut-être, juste un peu plus petite, et sous un globe. Alors je compris que c'était la rose du petit prince. Il était mystérieusement revenu, pour elle, car il y avait en lui quelque chose de plus grand que lui, quelque chose qu'on ne voit pas avec les yeux, mais avec le cœur. Je compris que pour les voir, moi aussi, j’étais à nouveau devenue petite et vivante.

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 14:03

sensauroreporet

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 11:35

 

*


Regarde l’œuvre de l’artiste originel,

Cette lumière d’où jaillissent toutes les couleurs,

Dieu que le monde est beau!

 

Étends toi un instant, dans l’éternité du présent,

Aux creux du velours d’un lit de sable,

Et contemple le chef d’œuvre où tu es inscrit.

 

Sens ses parfums, caresse ses formes et ses douceurs

Goûte ses saveurs, entends ses musiques, l’onde qui ruisselle,

Ses chants, ses harmonies, ses silences, son énergie,

Ses battements, ses mouvements, qui te saisissent

T’animent, t’enveloppent, te protègent.

 

Écoute le vent palpiter sous les feuilles,

L’eau effleurer suavement le rocher,

La pierre chauffer sous le feu,

Ses flammes lécher le souffle,

Sa chaleur dorer ta peau,

Ta chair tendre s’assouplir et soudain,

La puissance de ce rideau qui se déchire,

Un éclair rugit de lumière

Transpire, inonde la pureté de tes yeux : la vie !

 

Dieu, que ses pensées et désirs dépassent les rêves et l’imaginaire de l’Homme,

Elles s’incarnent dans tant de merveilles en ces paysages changeants et délicieux.

 

Dieu, créateur de ce monde infiniment présent,

Dieu de puissance, que l’amour est bon !

Tu donnes à l’image qui te contemple

L’esprit et les sens pour toucher et réveiller

Ce monde dont tu lui fais le présent.

 

En moi, hors de moi, en tout, plus que tout,

Contenu, contenant, origine, sens et fin,

Chemin vers sa source inépuisable,

Tu me jettes vers toi et ta passion m’étreint

 

Ton doigt impulse, tisse et révèle,

Père, mère, enfant, matrice et moteur,

Architecte, temple et présence.

Tu insuffles, habites et entoures,

Tu animes, habites transcendes ta création,

Tes fruits sont savoureux, ta moisson généreuse et ta coupe débordante.

Tu crées et ressuscite, vie humaine, vie divine,

Dieu, infini, transcendant,

Par Mystère, inhabitation trinitaire,

Essence, sens spirituels,

 

À l’aube de la nuit, tu fais paraitre le jour,

La tombe est un nouveau berceau,

La couche nuptiale, où les amants s’épousent,

Avec l’ardeur nourrie d’une si longue attente

Le baiser de tes larmes de sang,

Embrasse et unit, le corps dissout de vie,

Infusion, éclosion, fusion embrasant,

vivant, vivant, vivant

Aurore Poret

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 11:17

 

Entends battre le monde, ses éclosions de vie et son instinct, qui ruisselle en tout.

Sens battre le monde, son mouvement, les flots de sa nature.

La vie souffle, coule, dans la chaleur et le froid.

Regarde ce monde, vois le meilleur, les lumières dans la nuit.

*

Dans l’espace de ce champ léger et obscur,

Saisis et goûte l’élixir, ses joyaux étincelants, brûlants, de plus de feux.

Quand reparaîtra le jour, embrasse-le de tout le désir,

Que ce temps d’attente à fait naître en silence.

*

Baigne-toi dans l’océan de sa douce lumière,

Car le bonheur n’attend qu’un oui pour se donner.

Un oui qui circule depuis l'origine, vers l'origine,

L'Amour ne se reprend pas, Il est et Il ne veut que se donner .

 

 

Aurore Poret

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 11:03

 

+

CROIX DEVANT

*

Pourquoi m'as-tu abandonné?

Ne l'abandonne jamais, abandonne toi à lui.

C'est le seul qui porte ta croix,

Le seul crucifié avec toi, le seul qui meurt pour toi,

Le seul qui te donne sa vie, le seul Amour, le seul Ami,

Le seul, l'unique, c'est lui, c'est Dieu.

*

Il entend tes cris, Il entend tes larmes,

Il voit tes blessures, Il sent tes douleurs,

Il comprend ta souffrance, parce qu'il l'a vécue, 

 Parce qu'il l'a vaincue, parce qu'il a été abandonné, 

Parce qu'il s'est abandonné, parce qu'il s'est donné.

*

Il a connu la faim, la soif, le doute, le trouble, l'injustice,

le mensonge, l'hypocrisie, l'indifférence, la calomnie,

le dépouillement, l'humiliation, la solitude, la trahison,

le rejet, l'abandon, le mépris, l'agonie,

la mort, la vie, comme toi,

Pour souffrir avec toi, Aujourd´hui

Aurore Poret

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 19:23

cercle soleil

 

Ce corps en feu brûle le tien d'une joyeuse lumière.

Sa blancheur sertit l'écrin qui penche ses rivières:

Ces miroirs d'une source et lueur intérieures

dont la flamme perce de pureté le fond du cœur.

 

Il danse jusqu'à ce qu'elle se détourne

nageant en ce bonheur, puis plongé dans la nuit.

 

Sous un rideau froid de mort et d'oubli,

il attend en silence qu'enfin le temps tourne

Et que reparaisse la chaleur de ce céleste corps,

Dont le mouvement fait battre le sien à nouveau.

 

Le baiser des astres et ceux de l'homme évapore

L'ombre et illumine, tous contours de beau.

La terre en prend le bleu et la forme du ciel,

Elle arrondie ma vie de ta vie sous ma peau.

 

Il y coule le souffle, le sel et le miel

Et les flots se veinent dans l'arche de cet anneau,

la glaise redevient une vivante chair

en cette barque étrange,et sous l'étreinte puissante, de ces humaines eaux.

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