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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:39

Il pleut, il pleut encore...

 

Il pleut, il pleut à l'extérieur, dans ce qui remplit les heures.

J'aimerais que tu puisses entendre ces gouttes d'eau!

Et entendre, comprendre, ce que tu fis avec moi.

Dans le silence ou le bruit, dans la nuit ou le jour,

tout, même les oiseaux te rappellent à moi.

 

Il pleut, il pleut toujours dehors, dans les cendres et l'or.

J'aimerais que tu puisses voir ces gouttes d'eau !

Et voir, croire, ce que tu fis de moi.

Dans le silence ou le bruit, dans la nuit ou le jour,

tout, même les oiseaux me parlent de toi.

 

Il pleut, il pleut aussi au bord, là, mêlant la boue et mon sort,

avec le temps, à chaque pas, j'avance un peu plus bas,

et j’aimerais avancer, comme avant, avec toi.

Dans le silence ou le bruit, dans la nuit ou le jour,

tout, même les oiseaux se souviennent de nous.

 

Il pleut, surtout à l'intérieur, à chaque battement de cœur.

J'aimerais que tu puisses sentir, vivre, ce que tu fis en moi.

Dans le silence ou le bruit, dans la nuit ou le jour,

tout, même les oiseaux savent que je ne suis que nous.

 

Tu as creusé en moi, dérobant mes trésors,

puis partant en voleur, en perdant ta conscience.

Tu m'a laissée, sans toi, sans regrets, ni remords,

vide, emportant ma lueur, ne laissant que souffrance.

Comme il pleut!

 

Tu m'as laissée, sans moi, comme un astre mort,

éteinte, perdant conscience, de douleur, noyée de pleurs.

Il pleut. Il pleut toujours...

 

Il y a un endroit où il ne pleut pas. Un ciel sombre, où deux étoiles vous contemplent et vous font exister. Si j'étais un oiseau, je pourrais m'y mirer et lui parler. Mais je ne suis qu'une ombre, qui creuse sa tombe, à chaque pas, sous cette pluie… Ici, il pleut. Sans toi, il pleut.

 

Au fond des ténèbres, il y a toujours une étincelle de lumière. Mais où est cette étincelle?

Je ne vois plus. Et ce rideau de pluie… Si tu me donnes la nuit, je te rendrais le jour. Il n'y a pas d'amour sans pardon. Au delà des règles et du temps, il reste vivant et ne cesse de t'attendre... Qu’est-ce qu’il pleut !

Je divague, je sais .On ne vit que quand on aime. Sauvage, fragile, quoi que je fusse, quoi que je sois, je ne sais plus, quelques soient mes erreurs ou les tiennes, j’ai simplement besoin de toi. L’air mouillé m’a assommée de fièvre. Je glisse et m’enlise, il pleut si fort !

Mais je suis ailleurs, ma saveur, mon parfum, je respire par ton souffle. Ta chaleur fait battre mon sang, te savoir être…Laisse-mon corps échoir comme l'écume à l'ombre de tes ailes, purement, maintenant… Ici, il fait si froid et il pleut…

Soleil, mon soleil, mon doux soleil, où es-tu? Il pleut à torrent. La terre, ma mère et ma tombe, mouvante m'appelle. Je ne suis plus que cette glaise. Il pleut, il pleut, il pleut… Je tombe.

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:36

Aride, amer, acide, ce désert de pierres où j'ai gravé ton nom,
Où quelques cloches perdues tintent sans écho, où je suis seule, bien sûr. 

Quelque part, une brebis brai, invisible, cachée entre les cimes de frêles arbustes. 

Au pied de ces monts, aux falaises abruptes, loin, très loin de ces rares boucles de verdures: les humains, Babel, leurs ors, leurs plaisirs factices et leurs guerres absurdes.

Sur d'autres versants, des amoureux, heureux, et des jardins d'abondance où le temps n'existe plus, des fruits et des fleurs à foison, des bêtes et des paysages de toutes sortes. Mais ici, sur les toits de la nature, il ne demeure que la grâce de la beaute sauvage, insaisissable.

Aux creux de ces rochers, un filet de vie bleu coule le long de lianes, comme une douce pluie chaude pour le bain d'Aphrodite. A quelques lieues, son berceau parfumé de lumière, en dentelles de coquillages, comme un ruban à l'orée des dunes. Si seulement j'avais pu goûter cette vie avec toi!

Sur le sein de sa terre blanche, le vent continuera longtemps a caresser les traits de ces lettres qui disent plus qu'un mot et si peu de l'histoire d'un pur amour. Au bord du ciel éteint, un oiseau le chante encore dans l'éternel du mystère.

Tout devient gris, sans soleil. Alors l'horizon s'écume dans un océan obscur entre masse et vide. Mes yeux aveugles n'espèrent plus le jour. La joie est morte. Ils scrutent dans la nuit, ils attendent, ceux qui vivaient dans les tiens.

Le bonheur existe, dans un oui, dans le souffle d'un baiser, celui de deux colombes qui volent vers la terre du ciel, vers la paix du cœur. La vie comme l'amour s'écrivent dans un éternel présent. 

Le cœur est un écrin qui ne s'ouvre qu'une seule fois. 
La confiance abandonne tout en celui à qui elle se donne.

Il n'y a pas de je sans tu et aucun trésor, rien, ne vaut l'amour. 

Alors, il attend ce cœur vide, il attend ce cœur de l'amour, cette source de lumière.

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:34

 

Enveloppée du silence de la nuit, de solitude, d'agonie,

pressée de bains de foule, de flots de vie,

de tout ce que l'homme porte en lui,

je cherche, je cherche encore à comprendre …

 

Où es-tu ? Où tu vas?

Où je vais et pourquoi je suis là?

Où est le sens, de l'existence ?

Où est-elle cette âme sœur?

 

Tu es venu vers moi, je ne demandais rien.

Tu disais d'avoir confiance et savoir le bien.

Je t'ai tout confié, par amitié,

je voyais le beau et l'éternité,

je cherche, je cherche encore à comprendre...

 

Car voilà le visage du genre humain,

tu m'as abandonnée quand plus rien n'allais bien.

Comment croire en l'homme, quand tout semble vain?

Je cherche, je cherche encore à comprendre...

 

Où es-tu ? Où tu vas?

Où je vais et pourquoi je suis là?

Où est le sens, de l'existence ?

Où est-elle cette âme sœur?

 

L'homme ne sait pas tendre la main.

Il blesse son frère, sa terre, sans chemin.

Dis-moi que sera peut-être demain?

Je cherche, je cherche encore à comprendre...

 

L'inconnu, où je vais, aura-t-il un visage divin?

Où je vais, d'où il vient?

Sera-t-il cette âme sœur?

 


 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:30

Tu es venu vers moi,
vers moi qui ne demandais rien.
Tu me disais en toi,
d'avoir confiance, et pour mon bien.

Je me suis laissée apprivoiser,
peu à peu, je t'ai tout confié et tu m'as laissée.


Tu es venu vers moi,
vers moi qui ne demandais rien.
Tu me disais en toi,
d'avoir confiance, et pour mon bien.
Comment croire encore en l'amitié ,
quand elle a été trahie et brisée ? 


J'avais confiance en toi.

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:27
 Et si la croix du Christ était de ne pas être aimé,  
 d'être rejeté, humilié, et trahi en réponse à sa bonté ? 
Et si c'était ce regard rempli de sang
 et aveuglé de nuit, qui crie la solitude et l'abandon ?
Que fait l'homme à l'agneau?
Il transperce son cœur, pur et délicat, d'où il surgit encore lui-même.
 Ô Amoureuse blessure qui répand sa source… ! 
 
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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:25

Aucune rencontre n'est fortuite. L'un et l’autre s'apprivoisent. Pourquoi ?

 Qui sait… ? Au fil du temps, un lien fort, solide se tisse, un sentiment d'unité. C’est beau…

Ce lien est pourtant parfois coupé, brisé, rompu. Pourquoi ?

Blessure, déchirure, division de ceux qui autrefois se sont aimés...

La confiance en l'autre est abîmée. Comment retrouver l'amour pour soigner les blessures, arriver au pardon, à la réconciliation, peut-être… ?

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:20

Ô sentiments silencieux et profonds que la raison fait taire. Vous demeurez cachés dans la mémoire du cœur. Alors des étoiles de terre s'échouent dans des vagues de feu brûlantes et intérieures.

 

Sous un tapis blanc de flocons froids, des pas craquent, groggy. La turpitude des heures gémit. Des larmes d’albâtre suppurent en secret, contre les murs des villes ou des colonnes d’arbres. Ces pleurs purs et légers sont comme ces fins et duveteux plumetis immaculés qui s'étendent en manteau, de pierres en cime, et caressent une parcelle de matière, recouvrant le chant muet d’histoires de vies, ensevelies sous des lits de marbre. Ces corps sous terre reposent en paix, sans tracas ni combat, sans désir ou manque d'une main amie et aimée. Ici, il n'y a plus d'attente.

 

L'homme sait qu'il meurt et qu'il est fait pour la vie. De ce drame nait bien des leurres, erreurs, passions et douleurs. Mais il n'est vrai que ce que l'on choisit, et l'espoir… tant qu'il y a la vie. Au chant silencieux de l'âme en peine qui contemple l'immensité aveugle de la nuit, un frisson s'envole vers le ciel endormi, et la complainte du solitaire.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 20:16

Sans titre-1

 

Je sais que tu as mal,

Plus que les mots le disent.

Je sais cette souffrance,

Que l'on peut seulement vivre.

 

Il y a dans ton cœur des plaies suintant de haine,

Cette blessure, qui te meurtrit.

Que s’épuise ce poison et que coule dans tes veines,

Seul le pardon, qui te guérit.

 

Tu as été blessé, tu as été trahi

Et abandonné, même par tes amis.

Mais aie confiance, garde courage.

Aie la foi, souris et aime la vie.

Aime l'autre, il est ton frère,

Sois lumière, et le goût de la vie.

 

Rejette la vengeance, accueille le pardon.

Laisse les flots de la paix, apaiser ton âme,

Pour qu’un jour revienne, en une autre saison,

La douceur du soleil, la chaleur de ses flammes.


Aie confiance, garde courage.

Aie la foi, souris et aime la vie.

Aime l'autre, il est ton frère,

Sois lumière, et le goût de la vie.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 11:19
 

 
 À tout ce que la vie a froissé, blessé, brisé, bafoué,  
 À tout ce que la vie a piégé, piétiné, étouffé, mutilé, lacéré et ravagé. 
 À tout ce qui est beau, pur et parfois sans mesure, 
 Innocent, candide, immature et humilié. 
 
 A tout ce qui est faible, fragile et n’est pas respecté. 
 A tous ces brins d’espérance et de bonheur éphémères. 
 À tout ce qui a échappé au temps, aux cycles et saisons,  
 à toutes prisons, hors d'attente, hors d'atteinte. 
 
 À tous ces baumes au cœur, ces bulles d'amour, sans heure ni lieu,  
 Ces surprises des jours sans pleurs, insouciants et sans peurs,  
 formées de gestes, de mots, de marques d'amitié,  
 ensoleillant de douceur, de sourire et de gaité, 
 le mystère et, parfois le drame, de l’humain.  
 
 Quand la joie saisit, plus rien n'a de prise. La vie de beauté est ranimée.  
 Alors, tout ce qui a été déchiré se libère, ressuscite, enfin, en meilleur,  
 grandi, sous un autre ciel, à la lumière du pardon et de la fraternité. 
 Car il y a du bon, du beau, du bien dans ce monde meurtrit,  
 et en ouvrant le cœur, en se relevant, encore, 
 on voit, au-delà de la masse d’absurde, du sens, la lumière. 

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 16:22

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Je ne vois ni lumière, ni couleurs, 
Je ne sens ni parfums, ni odeurs, 
Je ne goûte plus de saveurs, je ne touche que le vide,

et je n'entends plus rien, sinon l'absurde de ce monde qui gémit.

Quand l'eau des mers et des océans sera radioactive,
Quand les pluies seront acides, quand l'air soufflera du souffre,
Quand la terre, épuisée, ne donnera plus de récoltes, 
Quand les forêts seront coupées, la biodiversité disparue,
les villes,

comme une jungle pavée de déchets, quand tout deviendra stérile,

Alors, l'homme commencera-t-il à comprendre que l'environnement, son berceau, sa mamelle, était plus important que l'argent, et qu'il s'est détruit en l'abimant?
Terre, ma belle, je souffre de ce que tu endures et que ta nature t'épargne de concevoir.

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